Question-Réponse aux candidats aux élections municipales de Boulogne-Billancourt : liste conduite par Pierre Gaborit

1- Questions relatives au thème « Une école qui vit aux rythmes des enfants »

Le bureau local de la FCPE de Boulogne-Billancourt souhaite connaître vos choix concernant :

? L’organisation des activités périscolaires et leur adaptation aux enfants dès septembre 2014

? L’adaptation des emplois du temps aux pics de vigilance des élèves

? Le coût des activités périscolaires pour les familles, voire leur gratuité éventuelle

? La formation des personnels encadrants et les taux d’encadrement

? La construction d’un projet éducatif de territoire, tenant compte de l’ensemble des ressources locales, et associant tous les partenaires

? La création d’un comité de suivi de la mise en place de la réforme des nouveaux rythmes scolaires, auquel les parents seront associés

? La création de commissions de sécurité aux abords des écoles et d’un plan de sécurisation des traversées des axes dangereux pour les élèves

 

Réponse de Pierre Gaborit :

L’organisation des activités périscolaires et leur adaptation aux enfants dès septembre 2014. L’organisation des activités périscolaires, qui incombe aux communes dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, a certes un coût mais poursuit un objectif essentiel : l’accueil et la réussite de chacun des enfants. Je suis donc favorable à la mise en œuvre de cette réforme dès la rentrée 2014, car encore aujourd’hui, certains sont exclus des activités éducatives autres que celle dites « scolaires », mais qui sont pourtant essentielles à l’éveil des enfants. Ces activités seront ouvertes à tous sur un temps commun afin de réserver au « temps scolaire » les pics de vigilance de l'enfant, mais aussi pour pratiquer ensemble une activité sur laquelle on n'est pas évalué.

L’adaptation des emplois du temps aux pics de vigilance des élèves. Je suis bien entendu favorable à ce que le temps dit « scolaire » soit prioritairement placé au meilleur moment de concentration de l'enfant et que le temps consacré aux activités périscolaires s'intercalent sur l'ensemble de la journée. Ainsi, les créneaux d'activités périscolaires seront partagés par l'ensemble des enfants, à l’instar des classes à horaires aménagés qui fonctionnent sur ce schéma. Il va de soi que le créneau du soir sera facultatif et n'y participeront que les enfants qui le souhaitent.

Le coût des activités périscolaires pour les familles, voire leur gratuité éventuelle. Les activités qui se dérouleront sur le temps dit « scolaire » seront gratuites. En revanche, une activité qui aura lieu hors temps scolaire mais dans les locaux de l'école sera payante selon un tarif progressif basé sur le quotient familial.

La formation des personnels encadrants et les taux d’encadrement. Les taux d'encadrement sont fixés réglementairement et ne sont pas les mêmes en maternelle ou en élémentaire. Ils seront bien évidemment appliqués. S’agissant de la formation des personnels recrutés, elle doit avoir lieu avant même le premier jour de présence sur le terrain. Il n’est pas concevable de mettre en présence d'enfants des personnels non formés au prétexte que l'on n'est pas certain de la pérennité de leur engagement. Il faudra également travailler sur l’emploi du temps de ces personnels, car travailler chaque jour une heure et demie le midi, et pour certains de 16 heures à 18 heures 30, ne peut constituer une véritable motivation. La mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires sera l'occasion de repenser les conditions d’emploi des personnels encadrants.

La construction d’un projet éducatif de territoire, tenant compte de l’ensemble des ressources locales, et associant tous les partenaires. Condition de son succès, la réforme des rythmes scolaires devra effectivement s’accompagner, à l’échelle d’un territoire, d’un projet global qui répertorie et mutualise les ressources.

La création d’un comité de suivi de la mise en place de la réforme des nouveaux rythmes scolaires, auquel les parents seront associés. Oui, j’y suis favorable.

La création de commissions de sécurité aux abords des écoles et d’un plan de sécurisation des traversées des axes dangereux pour les élèves. Ces commissions de sécurité existaient lors du dernier mandat que j'ai exercé (2001-2008). Elles se réunissaient une fois par an avec les représentants des fédérations de parents d'élèves et les directions d'écoles. Je les rétablirai car elles sont nécessaires pour la sécurité aux abords des écoles et pour déceler et répondre aux situations à risque. S’agissant des axes dangereux, mon programme prévoit de pacifier la circulation avec le réaménagement des carrefours dangereux, la mise en zone 30 de la voirie communale et la création de liaisons douces. Le réaménagement de la Place Marcel Sembat, impliquant un nouveau plan de circulation, interdira la circulation aux poids lourds à travers la ville.

 

2- Question relative au thème « Adaptation des infrastructures et du matériel aux besoins des élèves»

Le bureau local de la FCPE de Boulogne-Billancourt souhaite connaître vos engagements sur la construction d’écoles publiques et d’équipements sportifs

? Les capacités d’accueil du service de restauration scolaire

? L’adaptation des locaux à toutes les activités pratiquées dans les écoles : scolaires et périscolaires et la taille des écoles

? Votre projet par rapport à la fusion des écoles Pierre Grenier et Point du Jour

? L’adaptation des locaux et du mobilier scolaire à l’âge des enfants

? Les investissements pour rendre accessibles le plus rapidement possible toutes les écoles primaires aux élèves en situation de handicap. L’accueil des élèves en situation de handicap durant les activités périscolaires. Le développement du numérique à l’école et des apprentissages de langues étrangères. Le prolongement aux lycées des dispositifs permettant aux jeunes boulonnais de pratiquer du sport ou des activités culturelles (à date en classes élémentaires et collèges; ex : classes CHAM, CHAD)

 

Réponse de Pierre Gaborit :

La construction d’écoles publiques et d’équipements sportifs. Je suis très attaché à la mixité sociale et à l'apprentissage du vivre ensemble. Je veux également donner des moyens à notre école. La plupart des établissements de notre ville sont saturés et souffrent d’une sectorisation inadaptée dont l'objectif inavoué est d'éviter le mélange des populations comme par exemple, celles issues du nouveau quartier du Trapèze et celles des cités du Pont de Sèvres. Alors que 28 écoles sont proches les unes des autres, il convient de revoir la carte scolaire s’agissant des quartiers oubliés. Lors de l'aménagement des anciens terrains Renault, le maire a largement sous estimé les besoins en équipements scolaires. Le groupe scolaire Robert Doisneau se retrouve donc saturé et dans l'incapacité d'accueillir tous les enfants sectorisés dans ce périmètre. Il en résulte des conditions d'accueil et d'apprentissage dégradées. La question de la saturation touche également le collège Jean Renoir qui accueille 800 élèves alors que sa capacité maximale est de 700 élèves et la sectorisation de ce collège englobe actuellement les deux cités populaires de la ville, à savoir la cité du Pont de Sèvres et Pierre Grenier. La construction d'un nouveau collège dans le sud de Boulogne est donc indispensable. Le nouveau lycée dans le Trapèze va enfin sortir de terre mais que de temps perdu par la majorité actuelle qui a fait preuve d'irresponsabilité dans ce dossier !

S’agissant des 700 logements que je prévois sur l’Île Seguin, je créerai une école maternelle et une école primaire afin de couvrir les besoins des familles habitants ces deux nouveaux villages. Nous serons donc aux côtés des fédérations de parents d'élèves et des enseignants pour garantir l’accueil des élèves et une sectorisation harmonieuse qui favorise la mixité sociale. En ce qui concerne les équipements sportifs, tout le monde s'accorde à dire que Boulogne-Billancourt est sous dimensionnée dans ce domaine et a pris beaucoup de retard. Pour autant, je refuse de sacrifier les espaces verts de notre ville pour y construire des stades. Mon programme prévoit la rénovation complète du stade Le Gallo et un équipement nouveau sur l’Île Seguin avec un espace pour les sports de salle et une grande piscine. Je compte également développer le partage d’infrastructures avec nos voisins comme Meudon, Issy-les-Moulineaux et Paris.

Les capacités d’accueil du service de restauration scolaire. Je me permets de renvoyer au dernier paragraphe concernant la restauration scolaire.

L’adaptation des locaux à toutes les activités pratiquées dans les écoles: scolaires et périscolaires. Sur ces deux points, je suis favorable à une architecture qui permette aux enfants de se repérer dans l'espace. Le nombre d’élèves par classe n’est pas le seul critère d’échelle et les établissements doivent être de taille modérée. L'école élémentaire doit accueillir entre 12 et 15 classes toutes accessibles par des rampes, et l'école maternelle, au maximum 10 classes.

Votre projet par rapport à la fusion des écoles Pierre Grenier et Point du Jour. Il est aberrant qu’on ait laissé péricliter tout un quartier depuis 1989. En 2007, l'idée d'une école en cycle avait été évoquée et j'ai défendu la fusion de ces deux écoles tout en gardant leur caractère d'école élémentaire car cela supposait des effectifs suffisants, ce qui n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, ces écoles sont en perte d'effectif chaque année. Plutôt que devoir fermer une des écoles alors qu'on manque cruellement de places dans le quartier voisin du Trapèze, je suis favorable à leur fusion.

L’adaptation des locaux et du mobilier scolaire à l’âge des enfants. Les investissements pour rendre accessibles le plus rapidement possible toutes les écoles primaires aux élèves en situation de handicap. L’objectif d’accessibilité des bâtiments publics est fixé pour 2015. Or, nous sommes loin de voir cette obligation remplie. Ce sera notre priorité en commençant par l'école Billancourt. Il était déjà question des travaux pour cette école quand j'ai quitté le Conseil municipal en 2008. En 2014, rien n'est fait!

L’accueil des élèves en situation de handicap durant les activités périscolaires. En organisant une grande partie des activités périscolaires en milieu de journée, nous entendons accueillir tous les élèves. Cela suppose d'avoir des intervenants formés et surtout un personnel capable de remplacer les AVS disparus.

Le développement du numérique à l’école et des apprentissages de langues étrangères. Le poids des cartables est un sujet récurrent. A l'heure du numérique, nous tenons enfin la possibilité de supprimer le transport de manuels scolaires, même si c’est à l'arrivée au collège que les élèves sont les plus touchés par ce problème.

Le prolongement aux lycées des dispositifs permettant aux jeunes boulonnais de pratiquer du sport ou des activités culturelles (à date en classes élémentaires et collèges; ex : classes CHAM, CHAD). Aujourd'hui, les classes à horaires aménagées n'existent qu'en primaire et au collège. Il n'existe pas de dispositif au lycée. L'organisation de ces classes doit faire partie d'une politique volontariste des proviseurs de lycée que j'encouragerai dans cette voie afin qu'un lycée public boulonnais soit doté de cette offre éducative que nos jeunes ne trouvent aujourd'hui qu’à Paris.

 

3- Questions relatives au thème « Faire vivre la coéducation dans l’école et sur les territoires »

Le bureau local de la FCPE de Boulogne-Billancourt souhaite connaître les moyens que vous comptez mettre en œuvre pour :

? Mettre en place un dispositif pour les enfants du secondaire exclus temporairement

? Faire dialoguer régulièrement parents, enseignants, directeurs, animateurs, ATSEM, associations et élus afin de faire avancer des projets communs, construits sur des diagnostics partagés

 

Réponse de Pierre Gaborit :

Mettre en place un dispositif pour les enfants du secondaire exclus temporairement. Il est certain que l'exclusion d'un collège ou d’un lycée ne doit pas être le prétexte à des journées oisives dans la ville. Aujourd'hui, notre commune est partenaire des conventions liant les collèges et les centres sociaux. Je dresserai un bilan de ces dispositifs afin de considérer leur reconduction. Le même dispositif pourra être proposé au lycée, mais j’estime que l'âge de ces élèves devrait appeler une autre solution et je proposerai d’accueillir les plus de 16 ans pour un stage dans les services de la ville.

Créer dans chaque école un « espace parent », lieu à la fois de rencontre et d’échanges entre parents, mais également avec le reste de la communauté éducative. Cet espace parents a en effet toute sa place dans l'école. Il doit être conçu en priorité avec l'équipe pédagogique en place et se trouver dans une salle ouverte à tous et dédiée aux rencontres entre parents et enseignants, mais également entre les parents du Conseil d'école et les parents non affiliés.

Faire dialoguer régulièrement parents, enseignants, directeurs, animateurs, ATSEM, associations et élus afin de faire avancer des projets communs, construits sur des diagnostics partagés. C’est le rôle du Conseil d’école. Pour les projets de plus grande envergure, il s’agira de créer des réunions thématiques regroupant les acteurs de plusieurs écoles. En revanche, le grand rassemblement consistant en la lecture d'un rapport chiffré sur l'éducation à Boulogne-Billancourt m’apparaît inutile. Je proposerai deux rendez-vous plus interactifs, l’un réservé au primaire, l’autre au secondaire.

4- Questions relatives au thème « Une restauration scolaire de qualité, accessible à tous»

Le bureau local de la FCPE de Boulogne-Billancourt souhaite connaître vos choix et votre programme d’action pour :

? Garantir l’accès à la cantine pour tous les enfants

? Une politique tarifaire équitable pour les familles

? Une tarification sur ce qui est « consommé » et non « au forfait »

? Que la restauration scolaire devienne un véritable temps éducatif

? Le respect des normes et de la qualité nutritionnelle

? La priorité donnée aux produits locaux et issus de l’agriculture biologique

 

Réponse de Pierre Gaborit :

Garantir l’accès à la cantine pour tous les enfants. C'est une obligation et je ne demanderai pas aux familles de justifier d'un emploi pour chacun des parents afin que leurs enfants aient accès à ce service essentiel. Chaque enfant qui le souhaite sera accueilli et je généraliserai pour cela la pause méridienne à deux heures qui n'est appliquée actuellement dans les seules écoles nouvelles.

Une politique tarifaire équitable pour les famille. Depuis le début du dernier mandat, Judith Shan a demandé à de multiples reprises qu'une véritable politique tarifaire soit mise en place. La grille des tarifs actuelle est clairement injuste puisqu’elle fait porter la majeure partie de l’effort sur les familles aux revenus moyens. Une meilleure progressivité des tarifs s’impose et nous suivrons l’exemple de ce qui se pratique à Issy-les-Moulineaux.

Une tarification sur ce qui est « consommé » et non « au forfait ». Ce mode de tarification est déjà pratiqué en primaire là où la carte B+B permet de facturer à la consommation.Il n’appartient pas, en revanche, au maire de décider de cette tarification au collège et lycée. Certains établissements proposent des « menus » sous forme d'abonnements pour 2, 3, 4 ou 5 jours fixes dans la semaine, mais cela est du ressort des gestionnaires de chaque établissement.

Que la restauration scolaire devienne un véritable temps éducatif. Je suis favorable à une éducation au goût grâce à des produits de qualité, variés et composant des plats équilibrés, mais je ne conçois pas le temps de restauration des enfants comme un temps éducatif. Le temps de restauration est aussi une restauration de l'esprit. En étendant la pause méridienne à deux heures, les enfants auront plus de temps pour déjeuner.

Le respect des normes et de la qualité nutritionnelle. Les menus sont prévus à l'avance avec l'aide d'une diététicienne, ils sont de plus soumis aux règles de la restauration collective qui s'applique au secteur scolaire. Hors de question d'y déroger!

La priorité donnée aux produits locaux et issus de l’agriculture biologique. J’étendrai autant que possible la nourriture bio et l’approvisionnement en produits locaux dans nos cantines. J’intègrerai ces critères dans le choix des fournisseurs et les marchés publics passés par la commune où la part du bio est aujourd'hui de 20%. Cette part sera sensiblement augmentée.Il en sera de même s’agissant des circuits courts avec la prise en compte du développement durable et le critère de l'empreinte carbone.Je veillerai toutefois à ne pas faire exploser le coût des repas.

 

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