FCPE Boulogne-Billancourt

lundi 20 mai

Restauration scolaire : nos propositions avancent!

Le jeudi 17 mai s'est tenue la première commission de restauration commune à toutes les écoles externalisées. Cette commission réunissait des parents d'élèves, des représentants de la municipalité, des représentants du prestataire (Sodexo), des directeurs d'écoles et de centres de loisirs... La FCPE a évidemment saisi cette occasion pour rappeler ses propositions pour une restauration scolaire durable.

Bonne nouvelle, la municipalité s'est montrée plus ouverte à la discussion que lors de nos précédents échanges, et a même promis de s'engager vers une démarche de certification des cantines Ecocert! Un premier pas encourageant vers une amélioration de nos cantines à Boulogne-Billancourt.

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Après une présentation rapide par Sodexo de la situation, les points suivant ont été abordés :

-          Depuis le nouveau marché, nous notons une amélioration sur la partie logistique (couverts, assiettes et verres en quantités suffisantes, moins de débordements, plus de personnel auprès des enfants…), même s'il y a encore quelques manques dans certaines écoles.

-          Nous demandons à ce qu'il y ait une commission restauration élargie de ce type 3 fois par an. La municipalité accepte.

-          La municipalité et Sodexo, à notre demande, nous ont transmis les fiches des 4 ou 5 composants pour 3 repas demandés au hasard. Nous les remercions pour cet effort de transparence. Nous avons analysé ces menus (liste des ingrédients, taux de sucre, taux de sel et taux de matières grasses notamment). Nous faisons un retour à la municipalité et à Sodexo sur notre analyse. En résumé : la moitié des fiches nutritionnelles correspondent à ce que nous attendons. Un quart pourrait être amélioré et un quart ne nous convient pas (présence d’additifs nocifs ou douteux, d’huile de palme, de produits sévèrement ultra-transformés). Nous demandons s’il est possible de remplacer certains composants qui ne répondent pas à nos attentes par d’autres composants plus conformes à nos attentes. Nous souhaitons exclure certains additifs et limiter les produits ultra-transformés mauvais pour la santé. La municipalité salue notre travail de fourmi et accepte de faire quelques ajustements.

-          Pour les desserts, la FCPE souhaiterait qu’on s’oriente vers des sucres plus naturels. Il s’agit par exemple de proposer des fruits bio ou des yaourts nature avec de la confiture ou du miel pour alterner avec les yaourts aromatisés. Cette proposition ne fait pas l’unanimité au sein des associations de parents car certains s’interrogent sur le fait que les élèves puissent doser raisonnablement le sucre.

-          Nous demandons à ce que les menus soient bien affichés à l'entrée du self et aux différents stands (avec, sur le stand, une mention visible de la présence de porc). La municipalité accepte et un plateau témoin est même prévu.

-          Nous demandons qui est en charge du nettoyage des tables entre les services. Ce point a souvent été problématique par le passé. Les directrices du CDL et la municipalité nous disent que c’est un problème réglé aujourd’hui. Les animateurs et le personnel Sodexo gèrent conjointement ce sujet.

-          Nous remercions la municipalité pour la mise en place des contrôles quotidiens (grammage, qualité, contrôles gustatifs, etc.).

-          Nous abordons le sujet de la fin des barquettes en plastique. Nous demandons un retour à l’inox ou au verre qui sont les seules matières inertes et donc non nocives pour la santé de nos enfants (cf études du CNRS). Nous informons la municipalité et Sodexo que nous ne sommes pas favorables aux barquettes biosourcées. En effet, l’innocuité de celles-ci n’a pas été prouvée par les industriels avant la mise sur le marché et nous ne souhaitons pas que nos enfants soient à nouveau, comme ce fut le cas pour le plastique, des cobayes pendant des années. La municipalité nous répond que ce n’est pas l’orientation choisie pour le moment. La municipalité souhaite un peu de temps car tous les chantiers ne peuvent pas avancer en même temps. Nous acceptons de donner du temps à la municipalité si la question reste ouverte.

-          Les associations de parents reviennent assez longuement sur le passage de 5 composants à 4 composants 2 fois par semaine. Cela ne devrait-il pas faire l’objet d’une réduction de tarif ou d’une augmentation de la qualité ou du bio ? Par ailleurs, les enfants ont faim régulièrement. La municipalité nous répond que le bio a augmenté ces dernières années (on arrive aujourd’hui pour la DSP à presque 19%) et que de toute façon, sur le coût de revient d’un repas (i-e 8,5 à 9 euros), le coût des denrées ne représente que 1,7 à 1,8 euros.

-          Les associations interrogent la municipalité et Sodexo sur les grammages et les quantités servies et la possibilité de se resservir (il n’y aurait pas assez de quantités, surtout pour le 2ème service, qui concerne les CM1 et CM2 majoritairement). La municipalité indique que Sodexo respecte les grammages demandés. Nous notons que les grammages des CP et des CM sont les mêmes alors que les CM ont sûrement plus d’appétit et de besoins. Les associations demandent s’il est possible d’augmenter le grammage des CM. La municipalité ne souhaite pas augmenter le grammage. En revanche, elle travaillera sur la composition des menus et s’assurera qu’il y aura bien un plateau témoin qui permet de bien respecter les quantités (pour éviter qu’au premier service, on serve des plus grosses quantités que celles prévues et qu’il n’y ait plus assez ensuite pour le 2ème service).

-          La municipalité aborde ensuite un point qui nous est cher. La municipalité accepte (pour les écoles en régie comme pour les écoles en délégation de service) de s’engager dans le processus de certification Ecocert. Elle a pris contact avec Ecocert. C’est une vraie avancée et nous le soulignons. Cette certification (qui se fait par palier) aidera à progresser et objectivera les choses. C’est une vraie démarche de qualité. Nous remercions la mairie d’avoir finalement examiné cette proposition.

-          Nous demandons s’il est possible, à tous les repas, d’avoir des « féculents » pour que les enfants « sans viande » qui sont nombreux dans nos écoles puissent être rassasiés. Il n’y aura pas de portions supplémentaires pour les enfants « sans viande » mais sur les jours à 4 composants la municipalité fera attention à ce qu’il y ait toujours des féculents.

-          Nous demandons à ce que le label végétarien concerne le menu et non uniquement le plat. Aujourd’hui, cela concerne le plat uniquement. La municipalité accepte d'aller progressivement vers un menu végétarien. Par ailleurs la municipalité nous informe qu’à partir du 3ème trimestre nous passerons à 2 menus végétariens par mois (contre une aujourd’hui). La demande des parents serait d'aller, à terme, vers 1 à 2 menus végétariens par semaine.

-          Concernant la gestion des déchets, les associations de parents demandent si le processus de valorisation des déchets en test sera étendu aux autres écoles et quand cela aura lieu. La municipalité n'est pas en mesure de nous communiquer un calendrier. Une directrice de CDL nous informe que des actions de sensibilisation des enfants au tri sélectif sont menées.

-          Une directrice de CDL nous explique que les animateurs essaient de faire en sorte que les enfants goûtent à tout. Le point évoqué plus tôt autour de la faim vient aussi du fait que les enfants, s’ils n’aiment pas ou ne veulent pas goûter, ne mangent pas alors que les quantités sont bien là. Elle nous informe que quand les poubelles sont vides et que les enfants ont faim, un mail est envoyé au prestataire. Si les enfants ont faim mais que les poubelles sont pleines, c’est que les enfants ont jeté leur repas. Il semble donc très important de généraliser rapidement les tables de tri et le pesage des déchets afin d’être en capacité de faire la part des choses entre manque de quantités et goût des enfants.

-          Une association de parents aborde le problème des fours des écoles. Il est vrai que les fours de remise en température ne feront jamais dorer ou gratiner un plat. C’est un des inconvénients de la liaison froide. Du coup, il faut jouer sur l’adaptation des menus (ex : plutôt que de proposer des frites qui ne supportent pas bien la réchauffe, il faut plutôt proposer des pommes noisette).

-          Une association de parents demande si les menus à thème sont bien accompagnés d’une animation (ou d’un effort quel qu’il soit) ou si c’est juste le menu qui change. Il y a un petit effort. Par exemple, pour un repas à thème, le personnel a porté des habits colorés et l’équipe d’animation a été contactée pour mettre de la musique.

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vendredi 10 mai

Annulation de la braderie des écoles Jean-Baptiste Clément et Billancourt

Chers Parents,

La Mairie nous a informés le jeudi 25 Avril de l’annulation de la réservation des préaux de l’école Jean-Baptiste Clément, préaux qui comme les années précédentes devaient accueillir la Braderie des Enfants.

Nous avons demandé à M. le Maire de revenir sur cette décision incompréhensible mais notre lettre du lundi 29 Avril est à ce jour sans réponse.

Nous sommes donc contraints d’annuler la Braderie du dimanche 19 Mai.

Nous le regrettons d’autant plus vivement que cet événement ludique et solidaire rencontre un vif succès, et voit les bénéfices – hors ceux des ventes directes par les enfants - aller aux coopératives scolaires des deux écoles et aux associations qui contribuent à la tenue d’animations.

Cela n’altère en rien notre investissement sur de multiples sujets à échelle des deux écoles comme à échelle de la commune.

Les équipes FCPE de Boulogne-Billancourt

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vendredi 19 avril

Quelle cantine pour nos enfants ? Compte-rendu de la conférence du 17 avril

Cette conférence, organisée par l’Union Locale FCPE de Boulogne-Billancourt, s’est tenue le 17 avril dernier à l’amphithéâtre du nouveau lycée, et a réuni près de 100 personnes.

 

Introduction

Bertrand Rutily, président de l’Union locale FCPE de Boulogne-Billancourt :

La FCPE souhaite avancer avec la municipalité sur les questions de restauration scolaire. Elle a mené de nombreuses actions sur ces questions. Pour défendre une cantine municipale de qualité, les associations de parents de la ville ont lancé en 2018 une pétition, qui a recueilli plus de 800 signatures, contre la fermeture de l’UCP (Unité Centrale de Production, c’est-à-dire la cuisine centrale municipale). Mais la FCPE a la volonté d’aller plus loin, d’être force de proposition et d’étendre la réflexion sur le sujet. C’est ce que l’on retrouve dans un document appelé « les 40 propositions », un cahier des charges vers lequel tendre pour la restauration scolaire dans notre ville, qui va de l’approvisionnement à la valorisation des déchets. Et plus largement encore, la FCPE a proposé un sondage sur les questions de santé environnementale. Celui-ci a révélé une forte adhésion des parents de la ville en faveur d’une meilleure prise en compte de ces questions.

 

Deux extraits de documentaire pour poursuivre l’introduction :

Extrait du documentaire d’Envoyé spécial montrant des allumettes végétales bio ultra-transformées ou encore une omelette se conservant 28 jours, servies aux enfants dans le XVIIIème arrondissement.

Bande annonce de « Nos enfants nous accuseront ». Film de 2008, de Jean-Paul Jaud et Béatrice Camurat-Jaud.

 

Contexte général et local :

Pierre Colliou (FCPE Billancourt) place quelques éléments de contexte : des alertes santé-environnement nous parviennent depuis une quinzaine d’années et aujourd’hui le sujet de l’alimentation devient central avec des implications sanitaires, environnementales, sociales et culturelles avérées. A Boulogne-Billancourt, pour les écoles primaires, la Régie Directe occupe environ 80% des volumes mais la Délégation de Service Public progresse et pourrait être étendue à la totalité des établissements à brève échéance. Or l’expérience des quatre dernières années avec un premier prestataire a été négative tant sur le service que sur l’alimentaire ; le nouveau prestataire en place depuis le 1er Mars évolue sur un cahier des charges quasi identique, fabrique ses repas à plus de 50km de Boulogne puis les achemine par camion tous les jours dans des barquettes de cellulose qui sont réchauffées dans les cantines.

 

Interventions des invités

 

 

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Sandra Franrenet (journaliste, auteur du « Livre noir des cantines scolaires »)

Sandra Franrenet fait partie d’un collectif dans le XVIIIème arrondissement. Malgré toutes les actions menées, il n’y a toujours pas d’avancée dans cet arrondissement. Mais elle veut donner des éléments aux parents et poursuivre son combat pour une meilleure restauration scolaire.

Le XVIIIème est en DSP (Délégation de Service Public) : la Sogeres y fabrique les repas des enfants. L’argument du maire est que ceci permet d’avoir des tarifs plus bas. En fait, ce n’est pas vrai, car les entreprises (SRC - sociétés de restauration collective) ont un objectif de marges que les régies municipales n'ont pas. Et avec 14 000 repas par jour, les marges montent ! Sandra Franrenet explique de surcroit que ces entreprises, en général, pratiquent les marges arrières, dont la collectivité ne profite pas. De plus, le marketing utilisé par le groupe est très contestable : de belles images et de beaux slogans sont mis en avant, mais dans l’assiette des enfants, c’est surtout de l’ultra-transformé, de la mauvaise qualité… Des élus peuvent se laisser facilement avoir (des ateliers cuisine sont promis par exemple).

Sandra Franrenet indique que le cahier des charges est très important. Tout doit y être très précis (% de tel ou tel élément). Tout doit ensuite être contrôlé par la municipalité (le bio, le label Rouge, etc…). A Boulogne, c’est précisément la crainte des parents d’élèves : les services affichent une réelle bonne volonté, mais le cahier des charges n’est pas contraignant.

Quand les collectivités perdent le savoir-faire de la restauration collective, elles ne savent pas revenir en arrière pour cuisiner à nouveau.

On peut faire évoluer les choses. Le cahier des charges peut être amélioré. On peut dénoncer un contrat et le refaire. C’est un gros travail pour des parents d’obtenir et d’analyser les données et de faire des propositions alternatives, mais il faut le faire, pour nos enfants.

 

En écho dans la salle : témoignage de Guy-René Baroli, ancien maire adjoint chargé de ces questions à Boulogne. Il faut, en effet, contrôler les aliments (ex : peser). Une cuisine centrale coûte cher. Tout est donc question de volonté politique.

 

Conseil de documentaire à voir : Les casseroles de la restauration collective.

 

 

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Béatrice Camurat-Jaud (réalisatrice et productrice) :

Le film qu'elle a produit et qu'a réalisé son époux Nos enfants nous accuseront a marqué une étape dans la prise de conscience de beaucoup de parents, et elle en explique la genèse. Ils ont constaté que les terres agricoles avaient changé. Que les maladies liées à l’alimentation étaient de plus en plus nombreuses. Et l’idée de partir des enfants est née, de trouver une mairie qui a franchi le pas du bio complet pour sa cantine. L’association « Un plus Bio » les a aidés et aide beaucoup les collectifs aujourd’hui encore.

Ils ont donc suivi une ville, Barjac, dans le Gard, qui a eu le souci de donner aux élèves une nourriture saine, le plaisir des sens, de savoir apprécier, avec des cuisiniers qui font apprécier. Un potager avait été ainsi installé dans l’école pour une éducation complète à la nourriture.

C’est possible aussi dans une grande ville comme Boulogne-Billancourt. Elle prend l’exemple de Grande-Synthe, avec 13 écoles, 26 000 habitants qui propose aujourd’hui des repas 100% bio. Des terres ont même été achetées par la mairie pour produire en bio. La communauté d’agglomération de Dunkerque y passe entièrement très prochainement.

On peut citer aussi : Grenoble, Montpellier, le 15ème arrondissement de Paris...

 

Complément d’idée pour Boulogne : « Allo la ferme » pourrait aider à un approvisionnement local.

 

Anthony Fardet (diffusion de son intervention, filmée)

Chercheur, il travaille sur les aliments ultra-transformés et les conséquences sur notre santé.

L’ultra-transformé, ce n’est pas seulement la malbouffe, des aliments bio, vegan, etc… peuvent l’être aussi. Dès qu’il y a un ingrédient « cosmétique » pour « améliorer » la qualité sensorielle d’un aliment (aspect, goût…), qui peut donner envie d’y revenir par exemple, on parle d’aliment ultra-transformé. Les sucres en font partie, des matières grasses, des protéines aussi. La sensorialité est immédiate, elle donne envie immédiatement d’acheter, de consommer. Pour les détecter : voir les ingrédients, mais aussi l’emballage, le marketing ciblant surtout les enfants.

Or ces aliments posent problème. L’épidémiologie a montré des risques de cancers, cholestérol, mortalité précoce, intestin irritable, obésités, etc... Des études fiables ont commencé en 2010. Elles révèlent que toutes les tranches d’âge sont concernées et que 30 à 40% des calories que l’on consomme sont ultra-transformées.

4 raisons de s’en méfier : ils contiennent des calories vides, des sucres rapides, ils sont peu rassasiants, ils présentent de nombreux composants chimiques. La conséquence est la perte de la matrice de l’aliment.

L’alimentation scolaire est touchée, elle propose des aliments ultra-transformés. Or c’est très dangereux pour cette tranche d’âge, car cela donne des habitudes aux enfants, il y a un effet cocktail des additifs (ceux consommés à l’école et à la maison) et l’on pourrait y voir un lien avec le comportement parfois compliqué à gérer des enfants à l’école.

Ses préconisations sont les suivantes : des tartines de pain complet, des fruits sous toutes les formes (frais, séchés, à coque…), pas de céréales ultra-transformées au petit déjeuner et au goûter. Aux déjeuner et dîner : des pâtes au blé complet, des légumineuses, des conserves de légumes et fruits... En général : des yaourts à sucrer soi-même, des « vrais » fromages. Pour finir : réserver les ultra-transformés à des occasions rares.

 

 

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Jean-Baptiste Fini :

Chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), dans une équipe travaillant sur les perturbateurs endocriniens.

On les trouve dans les plastiques, les retardants de flamme, les cosmétiques, les pesticides, etc... Ils touchent beaucoup de glandes de notre corps : gonades, hypothalamus, thyroïde, etc… et les perturbent.

Jean-Baptiste Fini rappelle les travaux exposés dans Our Stolen Future sur le distilbène, puis ceux d’Ana Soto : ses tubes en plastiques modifiaient ses échantillons, et elle a fait la preuve que le plastique n’était pas inerte.

Il faut savoir que les périodes de susceptibilité sont : in utero, jusqu’à 3 ans, puis à la puberté.

Jean-Baptiste Fini a pu expliquer que le diabète de type 2, infertilité, Parkinson, cancers… seraient liés aux perturbateurs endocriniens. Mais il y a une grande complexité à le prouver, en remontant par exemple à la source d’un perturbateur de notre enfance (lequel ? quand ? c’est quasi impossible à prouver). Ils agissent jusqu’à la troisième génération.

Le BPA, par exemple, a été ciblé (interdit en 2011 dans les biberons, dans tous les contenants alimentaires en 2015) et remplacé par Bisphénol S ou F … qui présentent tout autant de risques.

Nous avons tous une charge toxique de 300 produits dans notre corps, dont des perturbateurs.

Ses recommandations : privilégier, dans les cantines surtout, ce qui est inerte à savoir le verre, l’inox. A éviter : le polypropylène (dans des contenants plastiques), qui présente des possibilités de migration, probablement aussi les contenants en cellulose et en bambou (quel traitement de ces matières ?).

Ce n’est pas aux scientifiques de tester l’innocuité après, mais aux entreprises avant la mise sur le marché.

 

En écho dans la salle : il existe une campagne anti-inox aujourd’hui, car l’inox présenterait des inconvénients, pourtant il existe des solutions, y compris pour le poids (on peut adapter les postes dans les cuisines), le nettoyage. C’est une matière fiable.

 

 

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Cécile Thomas-Jouenne :

Elle vient de Meudon où elle a fondé un collectif « Cantine sans plastique ».

Son engagement a commencé par une discussion entre parents FCPE en septembre 2017, se rendant compte que les enfants mangeaient des aliments contenus et réchauffés dans du plastique. S’en est suivie une interpellation de la mairie. Mais la question a été confinée aux commissions cantine de la ville.

Alors, ils ont organisé une conférence avec Jean-Baptiste Fini en mai 2018, qui a réuni plus de 80 personnes. Puis, la loi interdisant plastique à l’horizon 2025 dans les cantines les a confortés dans leurs positions.

Pour Meudon, en Février 2019, le collectif a obtenu la publication d’un appel d’offre sans plastique mais inox pour les cantines de 11 des 19 écoles de la ville (pourquoi pas toutes ?!). Il faudra continuer, y compris pour le plastique contenant des aliments froids.

Cécile Thomas-Jouenne a proposé son aide et son expérience à tous les parents intéressés car il faut s’aider entre collectifs, et se battre. Tous les arguments sur le matériel et la faisabilité peuvent être dépassés : la santé de nos enfants n’a pas de prix. Pour respecter les textes, il faudra le faire en 2025 … alors faisons-le dès maintenant ! Par ailleurs, le goût s’en ressent et sans plastique, il est amélioré, les enfants mangent plus, il y a moins de gâchis.

Dans ses combats récents, elle mentionne sa prise de conscience des limites du « biosourcé » (cf vidéo en ligne qui nous éclaire).

 

 

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Isabelle Bretegnier :

Cofondatrice de « Pas d’usine, on cuisine », active aux Lilas puis à Romainville.

Elle agit depuis 2012 où la prise de conscience a eu lieu, et où des parents ont commencé à poser des questions. Cela a été difficile, ils ont même reçu des menaces… mais cela les a confortés dans leur lutte.

Aidés de journalistes, participant à la Journée de la transition citoyenne, instaurant un dialogue avec les élus et mettant en place un gros travail sur le cahier des charges, ils se sont battus et ont vu une amélioration réelle dans leurs cantines aux Lilas. En 2016, ils ont reçu le premier prix de l’engagement citoyen.

L’expérience est poursuivie à Romainville où elle réside aujourd’hui. Là, c’est la Siresco  qui gère, une très grosse structure de communauté d’agglomération. Il y a très peu de cuisiniers, beaucoup de plastiques, de transformés… alors le combat a repris ! Pour elle, la pause méridienne est un moment d’éducation, il faut investir les commissions restauration des mairies, même si c’est très dur, et proposer des améliorations.

Si l’on parle de « coût », alors il faut compter tout ! C’est-à-dire les coûts sur la santé, l’environnement, le traitement des plastiques, etc... Compter ce que l’on peut économiser avec la lutte contre le gâchis (on peut réduire à 4 composants par repas, par exemple).

Isabelle Bretegnier évoque par ailleurs un partenariat avec Greenpeace et une campagne pour améliorer les cantines, avec notamment la réduction des protéines animales. Il est possible d’adhérer au club des territoires UPB (Un plus Bio). Selon le GAB et la FNAB (Groupe et Fédération de l’Agriculture Biologique), il y a assez de bio pour la restauration scolaire. Mais l’approvisionnement est  plus faisable dans des cuisines de taille raisonnable car sinon, il est vrai que fournir de très grosses cuisines centrales en quantité suffisante est difficile. Elle cite l’exemple de Bergerac qui a sauvé toutes ses petites cuisines. Enfin, le label de certification des cantines Ecocert est aussi une solution, les mairies peuvent s’y fier.

 

La conférence se termine après plus de deux heures d’échanges passionnants, mais pas la mobilisation…

Un grand merci au nouveau lycée de Boulogne-Billancourt pour nous avoir accueillis dans de si bonnes conditions.

 

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jeudi 11 avril

La FCPE, force de dialogue et de proposition à Boulogne-Billancourt

Les parents de Boulogne-Billancourt peuvent compter sur les équipes dynamiques de la FCPE pour porter leur voix et défendre les intérêts des enfants. Toute l'année, les parents FCPE multiplient les initiatives pour sensibiliser les différents acteurs et améliorer le quotidien des élèves.

Les 40 propositions pour une restauration scolaire durable ; la tarification des activités municipales ; le développement des classes à horaires aménagés ; la sectorisation des écoles du Trapèze ; le plan mercredi ; la transition écologique dans les écoles ; le projet "silence, on lit"... On ne compte plus les propositions de la FCPE sur tous ces sujets. Vous en trouverez la trace en naviguant sur ce blog.

Malheureusement, nos demandes de concertation restent parfois lettre morte. Il n'est pas toujours facile d'obtenir des réponses, et nous regrettons que notre envie de dialogue ne soit pas plus partagée. Il nous semble pourtant que ces sujets devraient faire consensus, et que nous devrions travailler tous ensemble à améliorer les choses.

Nous continuerons, évidemment, à développer de nouvelles propositions, et nous appelons l'ensemble de nos partenaires à rester constructifs, et ouverts au dialogue.

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mercredi 03 avril

Table ronde "Quelle cantine pour nos enfants?" le mercredi 17 avril // Changement de lieu !!

La FCPE de Boulogne-Billancourt vous invite à une table ronde sur le thème "Quelle cantine pour nos enfants? Enjeux et solutions" le mercredi 17 avril à 19h.
Cette table ronde se tiendra finalement au Lycée du Trapèze - Place Jules Guesde, la municipalité n'ayant pas donné son accord pour l'utilisation de la Salle des Fougères.

Quels sont les enjeux - sanitaires, environnementaux, éducatifs … - de la cantine de nos écoles?
Quelles solutions alternatives sont proposées, dans d'autres communes, en Ile-de-France et ailleurs?

Vous pourrez échanger avec des spécialistes de la restauration scolaire : Sandra Franrenet (journaliste), Jean-Baptiste Fini (CNRS), Anthony Fardet (INRA), Isabelle Bretegnier (Pas d'usine on cuisine), Cécile Thomas-Jouenne (Cantine sans plastique).

Réservez la date dès maintenant, et venez nombreux !

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vendredi 29 mars

Que faire pour la transition écologique dans nos écoles ? Les réponses des parents!

La FCPE et l'UNAAPE ont lancé une consultation auprès des parents de Boulogne-Billancourt sur les questions de santé environnementale dans les écoles. Nous vous avons interrogés sur différents sujets : restauration scolaire, gestion des déchets, transports, entretien des équipements...
Nous vous proposons de prendre connaissance des 328 premières réponses.
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Bien sûr, nous ne prétendons pas que ces résultats sont représentatifs - l'échantillon est trop petit - mais ils permettent quand même de dégager une tendance.
D'une façon générale, les parents sont très favorables à nos propositions - il y a des consensus à 85 ou 90% sur la plupart des sujets.

Lors de la rencontre avec les parents élus, Monsieur le Maire a déclaré : "Quand les gens sont divisés, les politiques n'osent pas prendre leurs responsabilités".
Nous ne pouvons que nous réjouir que, sur ce sujet au moins, les parents ne soient pas divisés. Toutes les conditions semblent donc réunies pour s'engager encore plus fortement pour la transition écologique.

Développement-durable

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jeudi 28 mars

Pollution de l'air - la FCPE 92 soutient l'association Respire

La FCPE 92 salue le travail remarquable de l'association Respire, concernant la pollution de l'air dans les écoles.

Vous trouverez leur rapport et une carte interactive ci-dessous:
https://www.respire-asso.org/pollution-de-lair-dans-les-ecoles/

La cartographie est une visualisation scientifique validée par l’agence AirParif des moyennes annuelles de pollution de l’air. Respire souhaite par là « rendre visible l’invisible ». Le NO2 (dioxyde de carbone) et 2 tailles de particules fines sont mesurés en 60 points répartis en IDF et modélisés en maillage fin. 
Les résultats ne sont pas sévères pour le 92 ni en général, car l’association ne veut en aucun cas dramatiser. Le plus grand nombre d’établissements situés en zone polluée se situe dans Paris intra muros.
Que veut Respire ? 3 choses : promouvoir les ZFE (Zones à faibles émissions) / une voie « verte » sur chaque axe routier d’importance, réservée au co voiturage et véhicules non émissifs / le cas échéant, la restriction de la circulation automobile autour de l’établissement scolaire pollué, par ex le matin à l’heure d’entrée des élèves en cours.
Ces 3 demandes sont réalistes, déjà implémentées ici et là, parfaitement réalisables. 
C’est une question de prise de conscience et de dialogue argumenté avec les collectivités territoriales.
Respire espère que des parents seront volontaires pour porter en local cette lutte pour moins de pollution de l’air autour des écoles, en interpellant les pouvoirs publics.
La FCPE 92 encourage cette prise de conscience ! On ne peut pas passer à coté d’un tel sujet de santé publique !

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lundi 25 mars

Rencontre annuelle avec le maire : des questions en suspens

Le Maire de Boulogne-Billancourt réunissait le jeudi 21 mars les représentants élus des parents d’élèves de la ville. Cette année, le format de la réunion, et la place laissée aux questions, n’ont malheureusement pas permis d’aborder tous les points prévus. Vous trouverez ci-dessous la liste des questions non traitées. Nous les avons adressées au Maire, et lui avons proposé de nous communiquer ses réponses. Nous ne manquerons pas, alors, de les partager avec tous les parents.

1.     CENTRES DE LOISIRS

Il semble que les effectifs des centres de loisirs explosent suite à une forte hausse de la fréquentation des enfants du privé. Nous ne sommes bien sûr pas opposés à l’accueil des enfants du privé, mais elle ne doit pas se faire au détriment des autres enfants. Les enfants des écoles concernées pourraient-ils être prioritaires pour les inscriptions ? Les inscriptions pourraient-elles être closes une fois la capacité d’accueil atteinte ?

Dans certaines écoles, des ateliers sont proposés sur la pause méridienne. Parmi ces ateliers, certains proposent « télévision ». A l’heure où chacun essaie de réduire les temps d’écran chez soi, pourrait-on renoncer à cette activité, et privilégier des activités qui élargissent le champ culturel de nos enfants ?

Nous remercions la municipalité pour la mise à disposition de la Salle des Fougères pour notre conférence du 6 février dernier, sur l’éducation égalitaire filles-garçons. Le sujet était passionnant et les échanges riches. Peut-on mettre en place une formation sur le sujet pour l’ensemble des animateurs de la ville ?

2.     RESTAURATION SCOLAIRE

Des travaux sont à prévoir pour assurer l’avenir de l’UCP. A quel moment ces travaux sont-ils programmés ? Combien de temps l’UCP sera-t-elle fermée ? Quelle solution provisoire de remplacement est prévue ?

Ces travaux ne doivent pas être un prétexte pour généraliser l’externalisation de la restauration scolaire. D’autres solutions peuvent être étudiées, notamment le maintien et la généralisation des cuisines de production directe, qui donnent entière satisfaction. En réponse au questionnaire de la FCPE et de l’UNAAPE, 83% des parents se déclarent favorables au maintien des cuisines de production directe. Cette année, les écoles Point du Jour et Glacières ont été externalisées. Est-ce également prévu pour d’autres écoles ?

Nous avons fait 40 propositions pour une restauration scolaire durable, que nous aurions aimé voir figurer dans le cahier des charges. Les équipes de la municipalité nous ont informé qu’il était possible de mettre un terme au contrat chaque année. Pouvons-nous travailler dès maintenant à un nouveau cahier des charges, pour proposer un nouvel appel d’offres dans un an ?

3.     ENVIRONNEMENT

Sur proposition de la FCPE, la municipalité a initié un projet de réduction et de valorisation des déchets. Les déchets sont collectés et valorisés par méthanisation dans quatre groupes scolaires. En réponse à notre questionnaire, 94% des parents seraient favorables à une généralisation à tous les établissements. Quand cette démarche sera-t-elle étendue ?

Pour le goûter, il était question de commander des bouteilles de lait et de jus à servir dans des verres plutôt que des briques individuelles. Cela n’a pas encore été mis en place. Où en est-on de ce projet ?

Les pelouses des stades Le Gallo, Glacières et Billancourt sont couvertes de billes noires, faites de pneus usagés. Ces revêtements présenteraient des risques cancérigènes et ont été interdits par d’autres villes, et dans plusieurs pays. En réponse à notre questionnaire, 84% des parents seraient favorables à leur remplacement par des billes en liège, pour appliquer le principe de précaution. Est-il prévu de prendre des mesures, sur cette question de santé publique ?

Certains établissements souhaitent s’engager dans des fêtes d’écoles Zéro plastique. Nous encourageons vivement ces initiatives. L’école Thiers a proposé de faire faire des gobelets réutilisables et consignés. Le coût est important mais dégressif avec le nombre. Pourrait-on envisager de s’engager à l’échelle de la ville ?

4.     TARIFICATION DES ACTIVITES MUNICIPALES

A Boulogne-Billancourt, les tarifs sont nettement plus élevés que dans les communes voisines, comme le montre la comparaison avec Issy-les-Moulineaux. La remise à plat des tarifs peut-elle être l’occasion de revenir à des tarifs plus mesurés ?

La facturation au forfait entraîne le paiement de prestations non consommées, ce qui alourdit encore les factures des familles. La facturation à l'acte était possible à Boulogne-Billancourt jusqu'en 2014, et l'est toujours dans d'autres communes. Nous ne comprenons pas qu'elle ne le soit plus aujourd'hui. Peut-on revenir à un système de paiement à l’acte, comme c’était le cas avant 2014 ?

La durée du temps périscolaire en élémentaire est désormais de 1H30, entre 16H30 et 18H, au lieu de 2H15 précédemment. Or le tarif est resté inchangé. Comment justifier cette forte hausse du taux horaire ?

La fréquentation des centres de loisirs à la demi-journée est une réalité dans l'organisation des familles. Elles ne comprennent pas qu'elle ne soit pas une réalité dans leurs factures. Peut-on mettre en place une inscription à la demi-journée ? Cela permettrait également de gérer les effectifs d’encadrement avec une plus grande précision.

Les taux d'encadrement insuffisants dans un certain nombre de centres de loisirs ont créé une vive tension entre la municipalité et les familles. Bien sûr le problème n'est pas financier : il s'agit avant tout d'une question de sécurité et de qualité de l'encadrement. Néanmoins, la municipalité montrerait sa bonne volonté en renonçant à la facturation quand la prestation n'est pas correctement assurée. Peut-on l’envisager ?

Il avait été convenu de ne pas facturer les absences d'au moins trois jours, sur présentation d'un certificat médical. La nouvelle organisation ne permet plus la fréquentation des activités sur trois journées consécutives, puisque le mercredi vient couper la semaine en deux. Le bon sens voudrait qu'on change la règle et qu'on passe à deux jours consécutifs. Peut-on l’envisager ?

5.     DEMARCHE D’EVALUATION COMPAREE AVEC ISSY-LES-MOULINEAUX

La ville d'Issy-les-Moulineaux a annoncé sa décision de maintenir une année encore la semaine de quatre jours et demi, conformément au souhait des parents. La ville de Boulogne-Billancourt n’a pas répondu à la proposition d’Issy de se porter pilote d’une démarche d’évaluation comparée qui pourrait être menée entre notre commune, et une autre qui aura choisi de revenir à la semaine de quatre jours.

Pourrait-on mettre en place cette démarche d'évaluation comparée l’année prochaine ? Entre deux communes sociologiquement proches, qui envisageaient un rapprochement voire une fusion, cette démarche pourrait avoir du sens.

6.     SECTORISATION

Dans le quartier du Trapèze, les écoles Doisneau, Biodiversité et Numérique n'ont pas de sectorisation définie. La municipalité inscrit les enfants où bon lui semble, sans laisser le choix aux familles. C'est ainsi que des familles résidant au pied de l'école Robert Doisneau sont scolarisées à l'école du Numérique, à quinze minutes à pied. Pourquoi ne pas mettre en place une sectorisation géographique pour ces trois écoles ?

7.     FAMILLES HOMOPARENTALES

Les formulaires des écoles de Boulogne-Billancourt, ainsi que l’espace accueil familles, prévoient toujours l’inscription d’un père et d’une mère. C’est nier l’existence de familles différentes, qui peuvent avoir deux pères ou deux mères. Peut-on adapter ces outils à la réalité des familles d’aujourd’hui ?

8.     FINANCEMENT DU PRIVE

La loi Blanquer va imposer aux communes la prise en charge des maternelles du privé sous contrat. A Boulogne-Billancourt, combien d’élèves sont concernés et quelle somme cela représente-t-il ?

Nous sommes surpris de découvrir les montants importants consacrés par la municipalité aux établissements privés : par exemple, une subvention de 40000€ pour un voyage d’une classe de CM2. Il nous semble que, dans un cadre budgétaire contraint, l’argent public devrait prioritairement bénéficier aux établissements publics. Surtout dans une ville où les établissements privés sont très présents, et où les établissements publics auraient besoin d’un vrai soutien. Que prévoit la municipalité pour rendre nos établissements publics plus attractifs ?

9.     SECTORISATION DES COLLEGES

Nous demandons une sectorisation des collèges plus équilibrée, permettant de mieux répartir les effectifs entre les collèges de la ville, de garantir la mixité sociale, et de régler les problèmes de sureffectif.

Après de multiples relances, le Conseil Départemental nous a communiqué les prévisions d’effectifs des quatre collèges. Une donnée nous interpelle : c'est le nombre de dérogations au collège Landowski. La part de dérogations nous parait anormalement élevée (205 pour 709 élèves accueillis, soit 28,9% des effectifs).

Selon les textes, les dérogations sont justifiées pour des cas bien précis : les élèves handicapés, les élèves bénéficiant d'une prise en charge médicale, les boursiers, les fratries, les parcours scolaires particuliers (dans le cas présent, les CHAM). Les 205 dérogations correspondent-elles bien à ces critères ? Ou certaines dérogations ont-elles été accordées sur d'autres critères ?

Pouvons-nous convenir d'un rendez-vous avec les représentants de la municipalité et du conseil départemental pour aborder cette question ?

10.  CLASSES HORAIRES AMENAGES

Cette année encore, les CHAD du Collège Jean Renoir sont en sous-effectif alors que de nombreux candidats n'ont pas été retenus. Le niveau d'exigence du conservatoire semble décalé par rapport au grand nombre de places vacantes. Le dispositif pourrait-il être élargi à l'école de danse ?  Elle se situe dans les mêmes locaux et propose également un enseignement de grande qualité.

La FCPE a proposé que les dispositif CHAD (Danse) et CHAM (Musique) soient étendus au lycée, et qu'une section CHASE (Sport) soit créée. La municipalité peut-elle appuyer notre démarche auprès de la direction académique ?

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Rencontre annuelle avec le maire : nos questions et propositions

Le Maire de Boulogne-Billancourt réunissait le jeudi 21 mars les représentants élus des parents d’élèves de la ville, en présence de Mme Estelle Barreyre, Inspectrice de l’Education Nationale. Cette réunion permet traditionnellement d’aborder l’ensemble des questions d’actualités liées à nos établissements scolaires. Vous trouverez ci-dessous un résumé des échanges, à partir de nos questions.

1.     CENTRES DE LOISIRS

Les équipes d’animation sont en grande difficulté dans de nombreux centres de loisirs. Les taux minimums d’encadrement ne sont pas respectés. L’année dernière, la municipalité s’était pourtant engagée à assurer les recrutements nécessaires. Où en sommes-nous des recrutements promis ? Quelles mesures ont été prises pour que la situation ne se renouvelle pas à la rentrée prochaine ? La municipalité assure que des recrutements ont été effectués ces dernières semaines, et que des titularisations sont en cours. De plus, il est envisagé de recourir à des seniors.

Nous avons été surpris que les équipes d’animation refusent de nous communiquer les chiffres de fréquentation du mercredi, au motif d’un devoir de réserve. Imaginons un instant que l’éducation nationale fasse de même et dissimule le nombre d’enseignants par établissement ! Comment justifier ce manque de transparence ? La municipalité assure qu’il n’y a pas de volonté de dissimuler les chiffres. Les équipes FCPE peuvent s’adresser au service jeunesse, qui s’engage à les communiquer.

Accueillir les enfants en situation de handicap sur tous les temps scolaires et périscolaires doit être une priorité pour la ville. La municipalité peut-elle s’engager à prolonger les AESH sur les temps hors école afin que l'enfant puisse bénéficier de son accompagnement sur le temps de cantine, du soir, du mercredi et des vacances s’il en a besoin. Ce dispositif n’est pas prévu, d’autant que les AESH ne sont pas forcément disponibles en dehors du temps scolaire.

2.     RESTAURATION SCOLAIRE

Le maire s’étonne de l’insistance avec laquelle nous abordons la question de la restauration scolaire. Il interroge la salle pour mesurer le sentiment général. Les réactions spontanées montrent un niveau de préoccupation important chez l’ensemble des parents d’élèves.

Nous avions convenu de mettre en place une commission municipale sur la restauration. Aucune date n’a encore été fixée. Quand la première réunion se tiendra-t-elle ? Une commission est prévue pour les écoles externalisées, mais pas pour l’ensemble de la ville.

Un nouveau prestataire vient d’être désigné pour les écoles externalisées. La municipalité semble satisfaite du nouveau prestataire, nous aimerions pouvoir abonder dans son sens mais nous manquons de données objectives. Nous avons pu étudier le cahier des charges du nouveau contrat, qui présente très peu d’avancées par rapport au contrat précédent. Pour nous permettre de juger sur des éléments précis, la municipalité peut-elle nous communiquer les fiches nutritionnelles des repas ? La municipalité assure qu’il n’y a pas de volonté de dissimuler ces informations. Les équipes FCPE peuvent s’adresser au service restauration, qui s’engage à les communiquer.

La municipalité peut-elle nous donner de la visibilité sur les contrôles effectués auprès du prestataire ? Le service restauration effectue des contrôles quotidiens, qui s’avèrent très satisfaisants.

Parmi nos propositions, l’une ne devrait pas faire débat : s’engager dans une démarche de certification de nos cantines : « Ecocert ». Peut-on s’engager dans une telle démarche ? La question a été posée mais aucune réponse n’a été obtenue.

Les cantines scolaires devront proposer 50% de produits bio et locaux à l’horizon 2022. La ville de Boulogne-Billancourt pourrait être exemplaire et ne pas attendre 2022 pour s’engager. En réponse à un questionnaire de la FCPE et de l’UNAAPE, 93% des parents y seraient favorables. Pourquoi ne pas augmenter la part de produits bio et locaux dès maintenant, comme le font d’autres communes ? La municipalité se satisfait de la part de bio, qui est actuellement de 15% sur l’ensemble de la ville, et jusqu’à 20% avec le nouveau prestataire.

Les barquettes en plastique seront interdites dans les cantines à l’horizon 2025. La ville de Boulogne-Billancourt pourrait être exemplaire et ne pas attendre 2025 pour s’engager. En réponse à notre questionnaire, 92% des parents y seraient favorables. Pourquoi ne pas interdire les barquettes en plastique dès maintenant, comme le font d’autres communes (Meudon, Montrouge…) ? La municipalité se satisfait de la solution actuelle. Elle considère que les barquettes en inox présentent trop d’inconvénients (coûts, poids…).

3.     ACCUEIL DU SOIR

Dans les écoles primaires de la ville, il était proposé jusqu’à l’année dernière un temps d’accueil pour les élémentaires jusqu’à 18h30. Ce temps est désormais réservé aux fratries, alors même que le tarif est resté inchangé. Les parents ne comprennent pourquoi cette possibilité n’est pas offerte à tous les enfants, dans toutes les écoles. Cette demi-heure supplémentaire simplifierait la vie de nombreux parents. Le maire s’oppose à toute extension des horaires d’accueil des enfants. Il considère que la présence des parents est indispensable auprès des enfants, et que la collectivité ne peut pas remplacer cette présence.

4.     APPRENTISSAGE DU NUMERIQUE

Une étude a-t-elle été réalisée pour mesurer les risques sanitaires avant d’installer le réseau wifi dans les écoles, en particulier les écoles maternelles ? Le maire considère que la question ne se pose pas en ces termes. Il souhaite proposer aux écoles des outils modernes, car les apprentissages d’aujourd’hui passent par le numérique.

Certains établissements rencontrent des difficultés techniques pour utiliser ces outils, en particulier une bande passante insuffisante. La bande passante sera augmentée le 15 avril.

5.     HORAIRES DES ECOLES

Certaines écoles maternelles sont très éloignées de leur école élémentaire de rattachement, comme les écoles Jacques Deray et Belle Feuille par rapport à l’école Maitre Jacques. Il est alors difficile pour les familles de déposer les enfants en maternelle et en élémentaire sans être en retard. Ce problème a été résolu pour la maternelle Point du Jour, qui a été déplacée à proximité de l’école Glacières. Sans en arriver à cette extrémité, pourrait-on adapter les horaires des maternelles concernées pour les décaler de quelques minutes ? Les horaires des écoles sont les mêmes pour tout le monde. Il n’est pas prévu d’aménagement. De plus, le maire s’oppose à la mise en place d’un temps d’accueil des enfants, le matin.

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mardi 19 mars

Plan mercredi : les propositions de la FCPE de Boulogne-Billancourt

Nous avons participé au comité de pilotage qui s'est tenu le 14 mars à la mairie. Il s'agissait de construire le plan mercredi qui sera mis en place à la rentrée prochaine.

Voici les propositions que la FCPE aimerait intégrer à ce projet, et que nous avons communiquées à la municipalité.

Partenariats / activités

˜        Il nous paraitrait intéressant de développer des partenariats avec les établissements suivant : les bibliothèques, musées, conservatoires / écoles de musique, théâtres, clubs sportifs, associations de parents, toutes les associations de Boulogne d’une manière générale, parcs et jardins pour un renforcement d’activités « nature » (en ce moment, se développent les « écoles dans la nature » - pourquoi ne pas penser à des « mercredis dans la nature ? »), cinémas, fondation Good Planet, centre ludique, maison de la nature, ateliers scientifiques, jardinage et carrés potagers. De même, grâce à toutes les activités sportives et les infrastructures dont nous disposons, il parait intéressant de développer les activités sportives le mercredi. Des activités de couture, de cuisine (exemple : apprendre à cuisiner un plat simple et sain), de réparation d’objets ou de bricolage… Que d’idées ! Le tissu associatif de Boulogne le permet.

˜        Le mercredi doit être une chance pour les enfants qui y vont. Il faudrait que ce soit attractif et non un choix par défaut. Pour une vraie égalité des chances, il serait intéressant de proposer des partenariats sur un sujet qui motive tous les parents : les langues. Voici quelques idées :  

  • Pourquoi ne pas proposer des activités en anglais en renforçant le dispositif des locuteurs natifs qui est très populaire auprès des parents ?
  • Pourquoi ne pas proposer les cours financés par le consulat dans ce cadre et les renforcer ?
  • Plus généralement pourquoi ne pas faire intervenir des associations de langues le mercredi ou le midi ?

Cela aiderait à résoudre le problème de recrutement des animateurs et créerait une vraie égalité des chances. De plus, les parents sont extrêmement demandeurs.

˜        Il faudrait interdire l’activité « télévision ». A une heure où chacun essaie de réduire le temps d’exposition de ses enfants aux écrans, l’école a d’autres choses à proposer… Cette activité est proposée dans certains CDL et les parents le regrettent.  

˜        Il est effectivement important de développer des partenariats avec les associations spécialisées pour proposer des activités de qualité. Cependant, il serait dommage que cela ne dépende « que » du directeur ou de la directrice du CDL. Il devrait y avoir une certaine homogénéité dans l’accès à ces prestations. Il faudrait qu’une partie de cette nouvelle organisation soit pensée au niveau municipal (sans pour autant réduire les marges de manœuvres des directeurs de CDL mais peut-être en les y incitant ?).

˜        Il nous parait intéressant de généraliser le projet « silence on lit » ou un temps de lecture pour tous d’une manière générale. Là où cela a été mis en place, nous avons d’excellents retours des enseignants, enfants et parents ! Tout le monde y gagne.

˜        Nous proposons également de développer des projets comme « la boite à jouer » (ou autre « boite à jeux », etc.) et de former le personnel au jeu libre. Voici un lien qui peut éclairer sur ce type de projets :

http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/03/15/cette-boite-a-jouer-qui-pourrait-changer-les-cours-de-recreation.html

Gouvernance du « plan mercredi »

˜        Un Coordinateur « plan mercredi » est-il mis en place ?

˜        Il faudrait qu’un comité de pilotage multi-acteurs (représentants de directeurs de CDL et de directeurs d’école, associations de parents, responsables mairie et principales associations…) puisse continuer à exister pour évaluer ce plan mercredi tout au long de sa mise en œuvre.

˜        Il faudrait définir des indicateurs pour le suivi de cette mise en œuvre.

˜        L’esprit du plan mercredi comprend aussi la participation des enfants. Comme cela a été évoqué lors de notre 1ère réunion de pilotage, d’autres communes ont pu mettre en place des évaluations régulières par les enfants des activités et de l’encadrement du temps périscolaire. Nous pourrions nous en inspirer.

Lien école / CDL

˜        Comment garantir la collaboration école / CDL / atsem ? Pourquoi ne pas généraliser et institutionnaliser les dispositifs qui marchent comme ceux des écoles du Numérique (Comité de Pilotage) et de l’école Escudier (Comité de Concertation) ? Ces choix stratégiques doivent être faits à la fois côté Education Nationale et côté Equipes Municipales. Ce sujet ne doit plus être laissé au bon vouloir des bonnes volontés. Il faut l’institutionnaliser. Un créneau commun doit être mis en place pour une meilleure intégration des équipes.

˜        Sur le même modèle que ce qui est fait en élémentaire pour le temps du soir, pourquoi ne pas proposer aux enseignants qui le souhaitent d’animer des ateliers le mercredi ou le midi (ateliers qui solliciteraient aussi les compétences vues en classe) ? Cela permettrait un lien avec l’école (ce qui rejoint l’esprit du plan mercredi) et permettrait de résoudre une partie du problème des ressources d’animation du mercredi que rencontre notre ville. Par ailleurs, travaillant ensemble, les équipes seraient plus aptes à se parler.

˜        Il faut développer des projets communs CDL / école et même parents (soyons fous !) : fête d’école, plastic challenge, 10 jours sans écrans…

NB : pour le plastic challenge, plus d’info sur :

https://noplasticinmyseafr.wordpress.com/

˜        Les réunions de début d’année doivent être faites ensemble (présence des 3 parties, école / CDL /atsem à chaque réunion). Tout le personnel municipal qui intervient auprès des enfants devrait travailler ensemble, avec les équipes de l’Education Nationale. Il faut intégrer les atsem et leur responsable, l’infirmière scolaire, la psychologue, le médecin, les locuteurs natifs et les intervenants sportifs (au moins un représentant pour chaque entité de la communauté éducative). Toute la communauté éducative doit travailler ensemble et être présent aux jalons importants de l’école et pouvoir présenter son travail.˜        

Inclusion du handicap

˜        Il faudrait proposer aux AESH/AVS d’être prolongés sur les temps hors école afin que l'enfant puisse bénéficier de son accompagnement sur le temps de cantine, du soir, du mercredi et des vacances s’il en a besoin. Bien sûr, ce temps ne doit pas entrer en compte dans le temps scolaire, MDPH, mais être un plus pour l’enfant sur le temps périscolaire.

˜        S’il y a des freins qui empêchent ces « prolongations », il faudrait un groupe de travail pour les identifier et y remédier. Par exemple, certaines AESH ne souhaitent pas être prolongées sur le temps de la pause méridienne et sur le temps du soir car elles s’occupent de leurs propres enfants et qu’il « revient trop cher » de les mettre à la cantine ou à l’étude ; Pourquoi ne pas proposer d’accueillir leurs enfants en tarif réduit ?

˜        Si les AESH/AVS ne souhaitent pas être prolongés sur le temps hors scolaire, alors, des animateurs spécialisés sur le handicap devraient pouvoir intervenir (toujours le même pour un enfant sur son temps périscolaire).  

˜        Tous les animateurs, atsem et personnel de cantine devraient recevoir une formation à l'inclusion du handicap en milieu scolaire. Cette formation devrait être ensuite obligatoire pour tout nouvel embauché (quelque soit son contrat).

˜        Si la famille est d'accord, il serait bien qu’une personne des équipes d'animation / atsem puisse participer à « l’équipe éducative ».

˜        Une salle (respectant les normes nécessaires) pourrait être mise à disposition dans l’école pour que des intervenants extérieurs liés à la prise en charge médicale ou paramédicale de l'enfant puissent se faire dans les locaux de l'école sur le temps périscolaire et scolaire.  

˜        Un point important sur l’inclusion des enfants en situation de handicap est aussi le développement de la communication et de l’intégration entre l’école et le CDL sur ce sujet en particulier. Il faut réfléchir à des pistes pour améliorer ce point qui pêche (d’après les parents).

˜        La ville pourrait devenir « ville pilote handicap ». Elle est déjà avancée sur le sujet avec le volet handisport et sur l’accompagnement des enfants lors des séjours. Elle pourrait être avant-gardiste sur le plan scolaire et périscolaire. Pourquoi ne pas proposer aussi à tous les enseignants de la ville de Boulogne une formation à l’école inclusive dispensée par les équipes municipales ? Cette formation pourrait être reçue sur la base du volontariat en dehors du temps scolaire et être dispensée par les infirmières scolaires ou par le référent handicap de la ville ?

˜        Les salles et lieux utilisés par le CDL, ainsi que le matériel doivent être « accessibles » / compatibles pour les enfants en situation de handicap ou avec des troubles.

˜        Enfin des ateliers de sensibilisation aux handicaps et à la différence pourraient être menés auprès des élèves (intervention d’associations spécialisées ou des infirmières scolaires ou d’animateurs spécialisés et formés ou du référent handicap de la ville).

˜        La ville et les équipes périscolaires pourraient être partenaires de grandes opérations comme « les chaussettes dépareillées » du 21 mars pour l’acceptation de toutes les différences et lancer des mouvements dans les écoles :

https://www.bloghoptoys.fr/ecoles-relevez-le-defi-des-chaussettes-depareillees

Objectif « enfant-citoyen »

˜        Pourquoi ne pas solliciter la Croix-Rouge pour former sur plusieurs mercredis, tous les enfants qui le souhaitent aux gestes de premiers secours et les faire devenir « secouriste de l’école » (sur le modèle des « secouristes du travail » en milieu professionnel).

˜        Proposer de visiter l’assemblée nationale et de faire travailler les enfants sur une proposition de loi à soumettre à notre député ou bien les faire visiter la mairie (avec un petit tour des différents services et des explications sur à quoi ils servent)…

˜        Pour les plus petits, pourquoi ne pas mettre en place des ateliers de type météo des émotions pour apprendre le « vivre ensemble » ?

˜        Tous les lieux du CDL, comme les classes, doivent permettre de trier les déchets.

Objectif « mixité »

˜        Il nous parait important que tous les animateurs et atsem reçoivent une formation sur l'éducation égalitaire filles-garçons.

˜        Il faudrait prévoir aussi une partie de diagnostic des pratiques actuelles et lancer un chantier de réflexions sur les pratiques de demain.

˜        Il faut effectivement développer des activités mixtes et non-genrées.

˜        Il faut prévoir des aménagements dans les cours de récréations, en cela nous rejoignons totalement les élèves élus (CCE) qui le demandent et il faut également avoir du matériel non-genré.

˜        Quelques ateliers de réflexions menés par des intervenants spécialisés avec des petits jeux pourraient être une idée qui ferait avancer les mentalités chez les élèves (en mode  « philosophie pour les enfants »).

Développer la communication vers les parents

˜        Le programme des activités (mercredi / soir / midi) devrait être sur le site web de la ville. Les inscriptions éventuelles devraient se faire à un seul et même endroit.

˜        Quand un blog existe pour l’école, il doit y avoir un volet CDL mis à jour régulièrement dessus. Cela ne devrait pas être optionnel. Ce serait intéressant d’avoir, par exemple, une fois par mois un petit compte-rendu par mail des activités ou une mise à jour du blog.

˜        Les parents doivent pouvoir communiquer avec le CDL via le cahier de liaison d’une manière où d’une autre ou bien il faut pense un outil unique de communication école/ CDL / parents. Les communications triangulaires ne marchent pas bien.

˜        Il faut développer la coéducation avec les familles et faire entrer plus souvent les parents dans « l’école ». Par exemple, cela peut prendre la forme d’un petit déjeuner de fin de période où ils rencontrent les animateurs qui s’occupent de leurs enfants ou bien cela pourrait passer par le fait que des parents pourraient animer un atelier, etc. 

˜        Il faudrait afficher dans le cahier de liaison + sur le blog de l’école + sur les panneaux d’affichage un trombinoscope (rigolo ?) des animateurs et atsem  (avec par exemple les activités qu’ils aiment animer, etc.). Si les parents connaissent les enseignants, ils ne connaissent pas les animateurs. Les mails et n° de téléphone de la direction du centre doivent aussi y figurer.

˜        Des événements invitant les parents pourraient être proposés de temps en temps : brocante, exposition, karaoké…

˜        A l’entrée des CDL, des boites à idées pourraient être mies en place pour que les enfants / parents proposent des activités.

˜        Enfin, il pourrait être organisé, comme cela se fait dans quelques communes des portes ouvertes pour recevoir les parents (non élus) qui le souhaitent, un jour dans l’année (temps du midi et /ou 2 heures un mercredi…).

Conseil d’animation et représentation de parents

˜        Les conseils d’animation doivent être mieux répartis dans l’année. Pourquoi ne pas les placer une semaine après les conseils d’école ? En effet, quand nous sollicitons les remontées des parents en vue du conseil d’école, la moitié des sujets concernent le temps périscolaire. Par ailleurs, le fait de placer le conseil d’animation une semaine après permet d’évoquer rapidement les sujets en commun.

˜        Tous les parents élus côté école doivent être systématiquement conviés aux conseils d’animation. En effet, quand les parents votent pour des représentants en début d’année, ils se disent qu’on va les représenter dans toutes les instances, ils votent pour un package « école-CDL-cantine ».

˜        Les directeurs de CDL doivent assister aux conseils d’école (mais leurs sujets ne devraient pas excéder 15 mn). Idem pour le Responsable des ASTEM.

˜        Inversement, les directeurs d’école devraient être présents aux conseils d’animation (pour information).

˜        Lors des conseils d’animation, on doit aborder les temps du midi (hors cantine qui peut être géré à part), du soir, les études dirigées (et les responsables des études dirigées et des TAP doivent être présents) et le mercredi. Les problématiques purement cantine peuvent être traitées à part, lors des commissions restauration.

Divers

˜        Attention au manque d’animateurs. Il faut absolument trouver une solution (de façon pérenne sur l’année et également, sur chaque début d’année où le scénario se répète de septembre à novembre). Sinon, la majorité de nos propositions pour le plan mercredi ne sera pas applicable.

˜        Enfin, il faudrait stabiliser les équipes au sein d’une école. Sur certains centres, il y a des animateurs différents presque toutes les semaines (pour le mercredi).

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